Objet: Réaction de lecteur du Journal Aurore Plus par rapport au règlement du litige foncier rapporté dans le N° 1243 du 06 août 2010
Heureux qui, comme M. Ekoko Mpondo, Fonctionnaire retraité qui a trouvé la justice juste, denrée rare au Cameroun, cimetière des Lois et Règlements.
Cher M. le DP, je tombe à la renverse en lisant mon journal acquis au kiosque, qui relate l’insolite, le pouvoir d’argent qui sort la queue entre les jambes, devant la Justice camerounaise de l’heure ! Mais je m’étonne que malgré l’adage, “une seule hirondelle ne fait pas le printemps”, vous vous réjouissiez si tant pour cet unique cas ! Vous, homme cultivé, pouvez nous citer encore un autre procès où l’homme riche de là-bas n’est pas sorti vainqueur malgré les procédures truffées d’arbitraires ? Notre compatriote M. Ekoko Mpondo a remporté une victoire sur le pouvoir d’argent pour qui tout est permis. Ce sont les riches qui mettent tout sens dessus sens dessous chez nous. Ce sont eux qui pervertissent nos comportements sociaux ! « Sais-tu à qui tu as affaire, je vais t’enfermer »! A-t-il sa prison? Bon Dieu ! M. Ekoko Mpondo serait un vieux fonctionnaire comme moi, craignant son créateur Dieu Tout-Puissant. Je ne sais comment le magnat ne l’a pas écrasé! Il lutte, dites-vous, depuis une vingtaine d’années, avec l’un de nos passe-droit dont regorge notre Pays le Cameroun, ces gens aux surfaces financières immenses, les situant au-dessus même de nos institutions républicaines. Ce fameux riche dont M. Ekoko Mpondo endigue contre sa propriété terrienne légitime, aurait arraché la propriété d’autrui comme de coutume chez eux. M. Ekoko Mpondo, jadis en poste à la BEAC, est-il semblable à tous les plaideurs ? Les ploutocrates méprisent insolemment les Rond-de-cuir dont a parlé Georges Courteline (1858/1929), à qui ils disent ostensiblement d’aller se plaindre où ils peuvent ! Le culte du semblant, du paraître, de l’illusoire, prédomine désormais sur l’ontologie, l’être, le réel, le concret dans notre pays, nonobstant la belle et sublime déclaration “Rigueur et Moralisation des comportements”, devenue l’essuie-pieds des inciviques. La probité, l’honnêteté, le respect de la parole donnée, la vertu, sont et demeurent un délit, que dis-je, un crime dans notre pays. Seuls la fourberie, les abus divers, sont hissés au podium et honorés. Pourtant, que de grosses têtes bourrées de l’intellect, des concepts, dont les moindres ne sont pas ces paroles de Blaise-Pascal : (1623/1662) : «Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste». Cicéron (103/43) : «Là où il n’y a point de justice, il n’y a point de droit» ! Je voulais modérer votre extase pour l’unique cas de M. Ekoko Mpondo, vous signalant en outre qu’il y a des fonctionnaires et des fonctionnaires. L’égalité devant la loi me semble utopique.
Le reporter a bien perçu les inégalités, les acrobaties dans nos attitudes et j’allais l’applaudir quand il a saupoudré son texte d’un excès d’acharnement plutôt contre une tribu (race). Les langues aguerries gourmets en seront dégoûtées, se demandant s’il n’y a des riches que des Bamiléké au Cameroun! Les fléaux décimant nos rapports, car trop d’abus des riches sont communs à toutes les tribus, les ethnies. Sans que nous soyons contre les richesses bien-acquises et bien-utilisées, les cibles indexées (Bamiléké) me semblent extrapolées. Dans un journal j’avais lu des “Villages bornés par un riche vers le Wouri” : était-ce par un Bamiléké? Cette altération élocutionnelle prive le texte de toute sa saveur et pertinence. Au cours d’un procès retentissant dans un pays, un illustre Archevêque avait dit : «Il faut condamner Mgr Albert Ndongmo et non pas l’Eglise Catholique». C’est devenu lapidaire. Les vices dont la voix la plus autorisée a eu à décrier, flétrir, ne sont pas l’apanage des seuls riches Bamiléké. Enfin je n’oublie pas les bourses du rat palmiste de l’Ouest-Cameroun.
Sur la place du marché, il y a des vaches, des taureaux, des béliers, et même des hommes aux grosses bourses pouvant donner naissance à 15 ou 20 bourses d’un rat palmiste. Mais tout le monde ne parle que d’un rat palmiste aux bourses extraordinaires qu’on a vu sur l’étalage ! C’est un manque d’objectivité désagréable. Je voulais en attirer votre attention amicalement, pour éviter toute citation à comparaître venant d’un chicanier d’origine Bamiléké, s’offusquant d’être blessé par vous. (Outrage à la “race” tribu article 241 C.P.C Cf. article 152 C.P.C. Qu’est-ce qui vous autorise à croire que les Bamiléké ne sont pas victimes des riches Bamiléké vautours ? Vous êtes un brillant littéraire, connaissant les critiques que Blaise-Pascal adressa à Michel de Montaigne : « Le sot projet qu’il a fait de se peintre ». Néanmoins, je n’aime pas des assertions saprophytes, greffées, je veux dire. Je vais parler de moi-même évitant le mélange de genre, du litige foncier m’opposant chez moi-même, dans mon village natal Balengou (Ndé), à un gros riche Bamiléké, Balengou comme moi.
Ce milliardaire qui envahit ma propriété foncière, détruit mes biens de rente, attente à ma vie avec la complicité des Autorités légales ! J’ai dans mon village une plantation des caféiers (le riche a avoué devant qui de droit n’avoir détruit que sept cents pieds) alors que c’est plus de mille six cents, des kolatiers, des safoutiers, goyaviers, des bananiers, des malam (une épice très appréciée à l’Ouest) cf. mon arrêté préfectoral de bornage N°692/AP/F36/SDD du 17 Octobre 1985, récurrent à mon dossier de titre foncier introduit à la Sous Préfecture de Bazou le 14 Juillet 1984. Bornage sans problème, l’Administration me remettant les réquisitions admi-nistratives d’aller m’acquitter des frais domaniaux entre les mains du Receveur Principal des Domaines à Bafoussam: Paie-ments N°691 (26.500 F) et 692 (2.000 F). C’est après le passage de la route bitumée Bamena/Balengou/Bazou, exposant ma propriété que le riche s’amène demandant à qui appartient cette plantation si bien située au bord de la route. On lui dit que c’est la propriété d’un Fonctionnaire : Ngassam Thomas-Débonnaire en poste à Yaoundé. Il s’exclame: «Le fonctionnaire c’est qui au Cameroun, ce sont des pauvres. Il va prendre l’argent où pour construire des villas dessus ? Je vais prendre cela ». Il arrache ma plantation, les Autorités diverses même le Roi achetés, se rallient à sa cause. Au mépris de la Loi N°80/22 du 14/1980 réprimant sans ménagement les atteintes à la propriété foncière d’autrui au Cameroun, il amène des engins, rase mes biens, (Article 316 CPC). Je fais constater les dégâts par Maître Silatsa Victor BP 147 Bangangté, constat dressé le 21/11/1990. La Brigade de Gendarmerie de Bazou est saisie, le Procureur près des Tribunaux du Ndé et le Président desdits saisis, le Préfet du Ndé sans nulle réaction. Je rassemble les documents et les soumets à la très haute attention de S.E M. le Président de la République. Scandalisé dans sa lettre N°B4/N/S.G/P.R du 03 Juillet 1991, il m’ordonne de traduire les délinquants devant les Juridictions compétentes, car le Sous-préfet de Bazou monnayé a pris une décision arbitraire N°002/D/F36/BC m’expropriant au profit de son riche mieux-disant. J’en ressaisis par renouvellement les Juridictions pénale (neutralisée) et Administrative (Cf. Recours N°380/89-90 du 14 Avril 1989 enregistré sous le N°323 au Greffe de la Cour Suprême Chambre Administrative).
Le riche, par une surprise renversante, entra en possession du N°CEXX77 de la R12 que je loue pour aller à Bangangté.
Il voit le Préfet qui me concocte une convocation pour la redescente sur les lieux. Le fond est ailleurs, je devais être tué entre Bafia et Ndiki. La Sécurité, ma structure d’antan, me met en garde. J’en alerte M. le Préfet de se mêler des tueries. Il me rassure avoir pris toutes les dispositions sécuritaires, que je vienne. On change de stratégie. Sur place je suis empoisonné. La procédure n’est jamais arrêtée, ni devant la justice pénale qui a commis les dénis de justice, ni devant la CS/CAY. Le petit-frère de mon agresseur, un puissant Magistrat s’accroche au dossier... Par ordonnance N°05/OR/CS/PCA/89-90, la Chambre Administrative se dit se prononcer en référé alors que je ne l’avais pas demandé en référé. Cette Ordonnance N°05/OR/CS/PCA/89-90 du 24 Juillet 1990 esquive les dispositifs de mon recours où je demandais l’expulsion immédiate de mon provocateur, le paiement de 22.000.000 (Vingt deux millions de Francs) pour mes biens détruits et 50.000 F (Cinquante mille francs) d’astreintes de retard par mois, pour compter de la date du prononcé de l’arrêt. Aussitôt notifié avant 15 jours, j’en avais relevé Appel en Assemblée Plénière. Jusqu’à ce jour, silence de mort. Mon tout-puissant riche, installé dans ma propriété l’exploite dans une maison à deux appartements, sans m’en reverser les locations. Par sa lettre N°0000333/08/CHDH/SG/DPP/PROT/RPO/MINATD du 11 Juillet 2008, la commission Nationale des Droits de l’Homme, avait saisi la Justice de mon litige. Les Ministres divers m’ont exprimé leur impuissance d’agir sur leurs Services déconcentrés, se mouvant dans les illégalités. Un plus honnête de nos Ministres, par sa lettre N°00005827/Y.6/MINDAF/D110 du 30 Septembre 2009, m’a demandé d’aller négocier sur place avec les responsables, dépendant de son Autorité Gouvernementale. Je ne saurais vous dissimuler que ma mère faisant de cette injustice jamais rencontrée même en Papouasie, en fit son drame, surtout que le Roi se trouvait mêlé dans le complot. Ayant envoyé mes enfants, ses homonymes en vacances, elle maugréait son peuple injuste. Elle fit les hoquets se couchant, elle meurt ! Arrêt cardiaque.
Mon compatriote Ekoko Mpondo retraité comme moi, est cousu de chances. Il a trouvé l’introuvable justice sous nos cieux camerounais. l
Ngassam Thomas Débonnaire (Le Poète Maudit), BP 458 Yaoundé, RP
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